D'aucun se demandaient si ce nouveau mandat de président du PS ne serait pas celui de trop et beaucoup commencent à le croire. C'est qu'il a osé frapper fort ce 6 janvier, pensant, je le devine être un as de la communication, un orateur maniant la langue de bois mieux que personne et un comédien de grand talent, il a essayé d'inverser une situation, désastreuse pour son image, à son avantage. Mais trop c'est trop! On peut faire avaler des couleuvres à quelqu'un, mais pas autant à la fois.
Bourgmestre de Mons, j'imagine que la calamité sociale que la décision d'exclure de nombreux chômeurs ne lui a pas échappée et comme il est obnubilé par son image, il aura compris qu'on lui imputait ce massacre social. L'idée de faire son mea culpa ne semble pas mauvaise. Demandé au gouvernement actuel d'annuler la mesure est, de toute évidence, le bien venu et pourrait être perçu comme une marque humilité et de courage. Jusque là, je ne doute pas que son blason est redoré, son image retrouve de l'éclat.
Hélas, depuis la formation du gouvernement fédéral, depuis que Mr Michel est devenu premier ministre, notre homme est haineux et ne dit-on pas que la haine rend aveugle. Il aurait pu se contenter d'indiquer ça et là que le MR et d'autre partis étaient au gouvernement avec le PS et qu'ils ont une part de tort équivalente à celle de sa formation politique. Au lieu de cela, l'homme veut culpabiliser ses seuls ennemis, les libéraux, et avance l'hypothèse ahurissante, qu'il est la victime d'une exigence libérale. Le courageux se transforme illico en couard! L'homme devient lâche et peu fréquentable. On l'abandonne, on s'en écarte, on le met au banc de la politique.Le leader est critiqué et déjà, dans la brèche certains y voit une lumière. le pilier de la politique un socle d'argile.
L'homme, certes, est intelligent, solide et compte de nombreux amis et partisans au sein de son parti. Nul doute qu'il rebondira rapidement, mais cet épisode laissera probablement des traces. On se rappellera de l'histoire quand on aura à démontrer la mauvaise foi du PS...et de son président.
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