jeudi 28 janvier 2016

2 milliards de profit de mulitnationales échappent à l'impôt : le PTB veut un contrôle démocratique - PTB

2 milliards de profit de mulitnationales échappent à l'impôt : le PTB veut un contrôle démocratique - PTB: Les noms des 36 sociétés bénéficiaires d'excess profit rulings (dont deux du groupe AB Inbev) ont été dévoilés dans la presse ce matin : 2 milliards d'euros de bénéfices ont ainsi pu échapper à l'impôt. Le PTB demande que les textes de ces rulings soient publiés : leur contenu doit pouvoir faire l'objet d'un contrôle démocratique.

mardi 26 janvier 2016

Un tunnel qui coute un pont.

Moi, je reste sur le cul quand je vois les chiffres annoncés pour refaire nos routes. D'ici 2019, la région est fière de nous annoncer qu'elle engagera 640 millions d'€uros.

Le ministre dis pourtant qu'il a commandé une étude à la société Price Waterhouse qui lui a indiquée dans son rapport qu'il faudrait 5 milliards d'€uros pour répondre aux 3873 besoins décelés. Il indique même que le revêtement routier, à lui seul demanderait 2 milliards 242 millions. Un rapide calcul me fait penser qu'il faudrait, immédiatement, 3,5 X plus pour les route que le plan étalé sur 4 ans.

Hors, on découvre que certains travaux seront plus urgent que d'autres, comme le tunnel Stéphanie par exemple... et peut-être d'autres.

Je me pose dès lors 2 questions. Pourquoi n'avoir pas anticipé cette crise tellement prévisible puisqu'elle s'est amorcée déjà à l'époque du ministre Michel Daerden. La seconde est de savoir comment l'argent déjà promis les années précédentes a été utilisé, car il semble impossible au citoyens que nous sommes que les choses ont encore empirées malgré de multiples promesses et de l'argent distribué à profusion.

Je me souvient d'une émission télévisée qui nous apprenait qu'en France, les soubassements de leurs autoroutes étaient deux fois plus profond que les nôtres et que la garantie exigée sur les travaux était deux fois plus longue. On nous démontrait aussi que les entrepreneuse nous roulaient sur la auteur du revêtement de nos routes, ce qui leur faisait faire de substantielles économies puisque les contrôles semblent insuffisants.

samedi 23 janvier 2016

La France pour la vie.

Déjà commandé à 104 000 exemplaires, le livre de M. Sarkozy, ex président de la république française et candidat potentiel de la prochaine élection de 2017, est décrié et critiqué alors qu'il n'est pas encore sorti.



Comme toujours, les médias, mais surtout les réseaux sociaux prennent un malin plaisir à malmener le travail de quelqu'un. Jacques Brel avait une vue éclairée, alors que Facebook et Twitter n'existaient pas encore quand il faisait remarquer que si tu mets 10 personnes intelligentes d'un côté et 11 cons de l'autre, en démocratie, c'est les cons qui l'emportent. Certes, on peut imaginer que cette parution n'est pas sans rapport avec les élections prochaines de ce potentiel candidat que les sondages ne créditent pas de scores victorieux. Il semble même que la plupart de ses compatriotes ne souhaitent pas de lui comme prochain président de la République. Son image est négative. Il a perdu face à l'actuel président, qui, lui aussi, déplaît à l'opinion public. Il traine quelques casseroles judiciaires derrière lui et ses proches font l'objet de nombreuses questions. On peut donc, légitimement imaginé que ce livre devrait aider M. Sarkozy à retrouver un visage plus humain. Clairement, il ne donnera pas à ses détracteurs la corde pour le pendre. Les élections sont loin. C'est un battant, cet homme-là ! L'ambition le ronge et les rêves de victoire ne l'ont pas abandonné.

Ce livre, c'est son tremplin ! C'est son oxygène à lui. Il trace sa route et il sait qu'elle sera longue et bondée d'embûches.

Le livre de Sarkozy n'est pas sorti et déjà, les médias font le maximum pour en limiter l'impact... Interview de tous ses adversaires et sondages bidons se multiplient. Mais, dans ce livre, il fait, on le sait, il tire un bilan qu'il veut présenter comme honnête et lucide de ses années à la présidence. Empêcher sa lecture, n'est-ce pas "victimiser" son auteur? Toutes ses critiques avant sa sortie ne font-elles pas la plus belle publicité imaginable de l'ouvrage ?

Le mot de la fin pourrait être donné à Alain Duhamel qui l'a lu et en a dit : "un bon livre, un ton personnel avec des informations, un style simple, direct, vif, sans aucune prétention littéraire, efficace !"

jeudi 21 janvier 2016

Première Muslim Expo de Charleroi

Ce matin, j'ai voulu revenir sur un article, parcouru hier, qui m'a laissé particulièrement perplexe. Cet article était fort difficile à lire, tant il s'y côtoyait des noms difficiles à lire et à prononcer, un florilège de titres honorifiques et pompeux, une foule d'évènements antérieurs relatés et beaucoup de citations attribuées à des personnes, pour la plupart inconnues du profane que je suis. Il s'en dégageait, pourtant, un sentiment de profond malaise, car l'article semblait dire : " Une foire Musulmane, avec le discours de nombreuse personnes controversées, se tiendra à Charleroi." .

Une deuxième relecture, ce matin, me conforte dans cette même opinion. Le sous-titre, en gras en dis long sur l'article qui suit: " La première Muslim Expo de Charleroi doit beaucoup à la mouvance des Frères musulmans. Exaltation de la "fierté musulmane" et critique de l'Occident sont au rendez-vous sur les terres de Paul Magnette (PS). ". Le reste de l'article donne un aperçu des intervenants peu recommandables prévus lors de cette manifestation et la ou les raisons qui poussent la journaliste à prêcher la méfiance. Le travail est net, bien documenté. On sent qu'il y a à la fois une bonne connaissance du dossier et une recherche méticuleuse. Chaque mot est à sa place et tout est concis. Mais, si l'article se demande si on ne maquille pas un lieu de propagande en salon anodin, il se fait aussi l'ami des moins conciliants d'entre nous.

J'en prends pour preuve les quelques réactions qui suivent cet article:

"Suggestion à notre ministre de l'Intérieur ; Mr Jambon, et si vous contrôliez TOUT les visiteurs de ce souk de Charleroi - identité, adresse, etc..... Pas besoin de déplacer des forces de police aux quatre coins du pays... Beaucoup d'illégaux aux mêmes endroits en même temps !" C.D.

"Comme dit plus haut, ces gens-là ne sont pas mes compatriotes et il est grand temps de réagir et renvoyer tous ces gens dans leur pays d'origine, sans délais." L.B.

"Le congrès de nos futurs terroristes." J-M.C.

"Foutez-moi tout ça dehors, et au plus vite !!" J.B.

Mais heureusement aussi deux ou trois commentaires plus sensés :

"La mouvance islamiste (Frères Musulmans, les Salafistes, les wahhabites) haït l'Occident autant qu'ils le méprisent. Toutefois, la liberté d'expression s'applique à eux également. En démocratie, les canailles et les sots jouissent autant du droit à la parole que les hommes et les femmes épris de liberté. Que serait la liberté d'expression si elle était réservée aux gens sensés et dignes ? L'article du Vif est intéressant, sauf s'il devait être compris comme un appel déguisé à la censure." E.B.

"Ces gens-là sont nos ennemis, des ennemis de la modernité, de la culture, de la civilisation et de nos valeurs. Pas tous les musulmans, mais cette mouvance wahhabite-salafiste, maladie de l'islam qui le falsifie, le dénature, le trahit, le pervertit et qui chez nous a acquis assez d'importance pour préparer et nourrir la dérive terroriste et suicidaire des plus paumés, des plus décervelés des jeunes de cette communauté." B.P.

Sur le même sujet, un autre journal titre : "Le salon Muslim Expo débarque à Charleroi en février prochain, avec l'orateur controversé Tariq Ramadan". Le ton ici est totalement différent. On laisse place à l'empathie, au bénéfice du doute. On retranscrit ce que dit l'initiateur de l'évènement et on conclut sur ces belles paroles : "surtout en cette époque un peu sensible où l’Islam n’a pas toujours bonne presse. Nous voulons montrer ce que 99,99 % des musulmans de Belgique font."

Les commentaires sont nombreux, souvent pathétiques. Les tolérants et les intolérants s'affrontent dans un langage peu châtié. On y côtoie le pire et le meilleur. On sent vraiment que le "vivre ensemble" n'est pas une réalité. Triste époque où toutes les religions devraient prêcher l'amour et la paix, dont les dirigeants avides de pouvoir ont dénaturé le message et, avide de pouvoir, montent les croyants les uns contre les autres.

Lorsque j'analyse tout ceci, je me prends à rêver, comme dans des récits de science-fiction, à une religion universelle, synthèse et résumé de tout le bon qu'on aura pu tirer de toutes ces croyances religieuses. Je sais que je ne vivrai pas assez vieux pour connaître cette joie. La terre, elle-même, vivra-t-elle un jour cet hypothétique rêve ? Et si cela devait arriver, quelle autre raison l'esprit inventif et belliqueux de l'humain trouvera-t-il pour troubler la paix ?


mardi 19 janvier 2016

Donald Trump, Donald Trompe.


Je me sens obligé de renier mes principes et ma foi. Je tourne le dos à ma morale et je refuse de voir tous les signaux d'alerte qui m'exhortent à ne pas publier cet article. Moi, en créant ce blog, je voulais ne jamais faire l' apologie du mal, de la violence, du racisme, de l'intolérance. Aussi, aujourd'hui, avant de me lancer dans l'élaboration de l'article, je voudrais souligner qu'en aucun cas, je ne m'associe aux idées véhiculées par la personne qui fera l'objet de mes écrits.

DONALD TRUMP




Ce monsieur, improbable candidat aux élections présidentielles américaines, attire tous les regards depuis 2015 et pour des raisons plutôt équivoques.

Aux regards de certains, il est le mal personnifié. Il est l'extrême droite américaine. Il est une source d'écœurement. Il est, tout simplement fou. Mais il est aussi celui qui domine largement les intentions de vote pour la course à la maison blanche chez les Républicains avec, au moment où j'écris 31 % des intentions alors que son plus proche adversaire doit se contenter de 19% .

Son secret : la presse et les médias. Oui, de façon intuitive ou raisonnée, Donald Trump se sert de ce que l'on a coutume d'appeler le 4 me pouvoir. En réalité, c'est bien plus que cela. Les trois premiers pouvoirs étant le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, soit l'état, la presse et les médias seraient le second pouvoir ou même le contre-pouvoir parfait. Hors, comme dans tout pouvoir, osons l'avouer, une partie au moins est corrompue, même si c'est de façon insidieuse. Actuellement, la presse a besoin de la publicité autant que la publicité a besoin des médias. Ainsi, sont-ils prêts à vendre ne fut-ce qu'en partie, leur âme à cet homme qui revendique un discours « politiquement incorrect », notamment sur l'immigration.

Aller de polémique en polémique fait visiblement recette dans la course à l'investiture républicaine.

Provocations en cascade, moqueries et controverses : on ne compte plus les sorties remarquées de Donald Trump. Cet homme semble n'avoir aucune barrière morale. Il se moque, il injurie, il menace, il est arrogant, suffisant, déroutant, n'a aucun tabou. Il est tout sauf un candidat à l'investiture conventionnel.

Qui, avant lui aurait osé faire de telles propositions : construire un mur entre le Mexique et les USA et obliger l'autre pays à financer son projet sous peine de sanction, interdire l'accès au territoire des Etats-Unis aux musulmans, y compris les touristes, mettre en cause l'idée du changement climatique, et déclarer que c'est "un canular total ", s'en moquant même en disant : " Il fait froid et il neige à New York. Nous avons besoin du réchauffement climatique ! ", se déclarer favorable à la torture contre les djihadistes en affirmant " Croyez-moi, ça marche, et vous savez quoi ? Si ça ne marche pas, ils le méritent quand même. "? Qui ?

Qui avant lui a osé être si virulent envers ses opposants qu'ils soient politiciens ou journalistes, en proclamant à propos de John McCaine " Ce n’est pas un héros de guerre. C’est un héros parce qu’il a été fait prisonnier. Je préfère les gens qui n’ont pas été faits prisonniers, désolé ". Qui ose dire Qu'Hillary Clinton n'a pas su satisfaire son mari et qu'elle sera donc incapable de satisfaire l'Amérique.

Je pourrais continuer longtemps, car la liste d'exemples de dérapages verbaux et de langage indécent est longue comme un bras. L'homme se conduit comme un caïd dans une cour de récréation. C'est son aplomb et sa suffisance qui le rendent dangereux. La presse se régale de ces écarts de conduite et permet à ce sinistre monsieur d'être, dans l'histoire récente des campagnes de primaires pour l'élection présidentielle aux USA, le candidat en position de favori des sondages ayant le moins dépensé d'argent pendant les six premiers mois.

Il faut maintenant dégager la responsabilité des médias. Certes, il est très tentant de faire le buzz avec les frasques d'un candidat atypique, mais cela se fait au détriment d'autres qui, ne fusse que pour des raisons morales, mériteraient un intérêt plus marqué. Cette presse, si libertine, cachée derrière son droit à l'information, ne joue-t-elle pas avec le feu, au risque de ne plus savoir maîtriser l'incendie qu'elle déclenche ? Ne verra-t-on pas un jour, le candidat facétieux avec les pleins pouvoirs à la tête de la première puissance militaire mondiale ? Voilà les questions que je suis en droit de me poser.

Pourtant, de l'autre côté de l'atlantique, ce candidat semble paraître moins fantasque que vu d'ici. Il semble que le traitement qu'il reçoit soit beaucoup plus modéré et intelligent. Peut-être parce que là-bas se dessine l'avenir d'une nation et qu'ici, cela fait des articles à sensation, mais avec peu d'influence sur notre avenir.

Ainsi, encore une fois, il faut avoir un sens de l'analyse objective et dégager des vérités dans le flot de titres racoleur. Prendre soin de trier le vrai du faux. Et ne pas croire aveuglement ce que l'on tente de nous faire croire...






vendredi 15 janvier 2016

Neige au pas?



Une semaine déjà que l'actualité nous en parle, donnant à cet évènement le statut de grande nouvelle, d'actualité primordiale, de moment privilégié. Ne croyez pas à une blague. Tous sont d'accord, car toutes les prévisions se recoupent et s'il n'y en a pas, on sera tout de même passé bien près de la catastrophe. Il va neiger sur notre pauvre royaume. Cette nouvelle réjouira tout ceux qui ont été touchés par la grâce d'avoir pensé à faire le sacrifice de pneus "hiver" et plombera le moral à tous ceux qui n'en ont pas eu les moyens.

Et pourtant, il n'y a pas de quoi être désespéré. le 30 septembre 2013, l'IBSR (Institut Belge pour la Sécurité Routière) Publiait des résultats surprenant.

" L'étude de l'IBSR montre que le fait de monter des pneus hiver n’aura qu’un impact limité sur le nombre d’accidents corporels puisque la majorité de ceux-ci se produisent sur route sèche. En 2012, seuls 2 % des accidents corporels ont eu lieu sur route enneigée malgré l'hiver très rigoureux. Par ailleurs, les accidents sur une chaussée enneigée ne peuvent pas être imputés uniquement aux pneus. Une vitesse mal adaptée ou une conduite sous l'influence de l'alcool, par exemple, peuvent aussi en être la cause. Soulignons aussi que sur le verglas, aucun pneu n'est efficace.
L'étude de l'IBSR a également révélé que ce type de pneu ne résout pas le problème des camions bloqués ou en ciseau. Près de 90 % des camions sont déjà actuellement équipés de pneus hiver sur les essieux moteurs, ce qui n'empêche pas les problèmes quand ils sont à vide ou que la charge est mal répartie. "

...

" Pour limiter le risque d’accident, les conducteurs doivent, lors de conditions hivernales, réduire leur vitesse et augmenter la distance de sécurité avec la voiture qui les précède peu importe qu’ils roulent avec des pneus hiver ou non. En aucun cas, l'utilisation de pneus hiver ne doit inciter les conducteurs à prendre davantage de risques. Chacun doit en effet adopter une conduite responsable par tous les temps. "

D'autres études vont dans le même sens. Les différences existent bien entre les deux pneus et les performances du pneu hiver sont indiscutablement meilleures par temps froid et sur routes enneigées. Par contre, les hivers peu rigoureux voir anormalement doux pourraient faire regretter le pneu hiver pour certaines manœuvre. Le débat existe sur les forums. Il ne fait pas l'objet de cet article.

Ici, j'ai voulu mettre en lumière que les médias et les publicitaires nous incitent à croire qu'un changement de pneus rendra l'hiver plus supportable sur nos routes. Hors, c'est notre comportement de conducteur ou notre inexpérience au volant qui rend la période hivernale dangereuse. La différence de vitesse de circulation entre les trop peureux et les trop insouciants téméraires est souvent accentuée par les conditions climatiques périlleuses. C'est encore plus vrai lorsque le peureux reste en pneus conventionnels et que le téméraire est passé en pneus hiver. Le "vivre ensemble" montre aussi, en cet épisode neigeux modéré, toutes ses limites et c'est le marchand de pneus qui s'en réjouit.







mardi 12 janvier 2016

Le point central

 On apprenait avec étonnement en 2012 que les cuves des réacteurs nucléaires de Tihange 2 et Doel 3 présentaient des "micro-fissures" dont la largeur de certaines peuvent s'étendre jusqu'à 20mm. Cela ne semblait pas inquiéter outre mesure l'autorité de sûreté nucléaire belge puisque les centrales ne sont restées que peu de temps à l'arrêt, une année à vrai dire.

 La cuve est un élément essentiel de la sûreté nucléaire. Une rupture de cuve peut entraîner la perte du liquide de refroidissement et mener à un accident nucléaire avec rejets de radioéléments et fusion du cœur. De plus, la cuve et l'enceinte de confinement des réacteurs sont les deux éléments qui ne peuvent physiquement pas être remplacés. Point n'est besoin d'être savant pour comprendre que l'étanchéité de la cuve est primordiale et qu'une attention particulière et de tous les moments est indispensable. Aucun besoin d'expliquer non plus qu'aucune imprudence ne peut être tolérée.

 Hélas, s'il est facile d'expliquer pourquoi les cuves sont si importantes dans le processus de fonctionnement de nos centrales, la compréhension des raisons qui ont conduit au redémarrage de nos deux centrales sont plutôt vagues aux yeux des profanes que nous sommes. Cela devient inquiétant lorsque des scientifiques, qui eux comprennent mieux que nous les rassurantes conclusions d'Electrabel, sont en total désaccord avec celles-ci. Nombres de scientifiques et de politiques se demandent si la part de risque n'est pas trop grande.

 Ce qui nous inquiète aussi, ce sont les pannes qui se répètent continuellement. Et même si nos ministres nous disent que cela n'arrive pas aussi souvent que cela, mais qu'elles sont surmédiatisées, l'agence internationale de l'énergie atomique AIEA constate que de tous des 30 pays au monde disposant de centrales nucléaires, notre pays possède le taux de "perte de capacité imprévue" le plus élevé.(perte de capacité imprévue = tout arrêt qui n’a pas été planifié 4 semaines à l’avance.) Pour donner un chiffre clair, la moyenne mondiale de cette perte de capacité imprévue pour la période 2012-2014 est de 3.8 % et la moyenne de nos 7 centrales est lui de 20.5 %.

 On peut aussi s'inquiéter de la rumeur de sabotage du réacteur de Doel 4 et du survol de nos centrales par des drones.

 Voilà à mon sens le résumé des raisons qui doivent nous inciter à exiger une parfaite transparence de la part du gestionnaire des centrales et de nos autorités. N'oublions pas que la proximité de la population et des installations nucléaires augmente le risque en cas d'accident.

 Il faut espérer que je sois un alarmiste et que mes peurs soient loin d'une réalité beaucoup plus sécurisante. Mais si, comme moi, vous avez la légitime inquiétude de notre avenir nucléaire et que vous tenez pour possible un futur accident, je vous conseille de parcourir cet excellent site qui semble bien documenté et n'est, en aucun cas, alarmiste.

http://www.risquenucleaire.be/

jeudi 7 janvier 2016

Je suis charlot


Ici, loin de moi l'idée d'excuser, pardonner, absoudre, tolérer, justifier, légitimer ou atténuer ce qui s'est passé il y a un an à Paris. Je me souviens de l'émotion que j'ai ressentie ce jour-là. J'ai le souvenir de cette lassitude mêlée de tristesse qui envahissait mon corps et mon esprit.

C'est plus serein que je peux, aujourd'hui réunir mes souvenirs et les analyser. Parce que, ces jours-là, l'horreur des faits terroristes et terrorisants étaient amplifiés par la manipulation médiatique et les récupérations politiques. Certes, les évènements étaient exceptionnels de violence et d' une inhabituelle sauvagerie, mais cela explique-t-il que temps de professionnels aient franchi dans ces moments la ligne rouge, que tant de politiciens se soient exprimés sur tous les médias, souvent en termes dangereux pour la démocratie ?

Je m'interroge sur cette aptitude qu'a l'humain à être intellectuellement malhonnête ou à se mêler au plus grand nombre. Pourquoi, soudain, tout le monde est devenu Charlie ? Pourquoi tant d'abonnements à cette revue décriée, salie quelques jours ou quelques semaines auparavant ? Le même phénomène d'identification de masse se reproduisant fin 2015 après les attentats du Bataclan avec le drapeau français mixé avec la photo de profil Facebook.

Lorsque j'observe cela, je ne peux m'empêcher de me demander ce qui pourrait arriver si d'autres étincelles finissait par faire apparaître une flamme, ne serait-ce pas celle du FN qui finirait par mettre le feu aux poudres ? N'oublions pas que le meurtre d'un homme par un déséquilibré a mené quelques semaines plus tard à la Première Guerre mondiale. La mobilisation de masses peu se révéler très dangereuse et lorsque l'émotion l'emporte sur la raison, le pire pourrait arriver. Aussi, voir autant d'élus manquer singulièrement de réflexion durant ces évènements troublants, cela m'attriste considérablement... Comme souvent.

mercredi 6 janvier 2016

Train

60 % des trains circulent dans le nord du pays. Dans le sud, aucun trafic de train. Situation à 7h30 (SNCB)

Voilà, promesse tenue du côté francophone. Aucune avancée dans le difficile dossier que madame Galant gère, si pas de main de maître, au moins de main de fer.

Mme Galant prétend que la vision stratégique du gouvernement ne se négocie pas, car elle ne touche pas aux statuts, elle touche aux anomalies.

Avant le congé de Noël, elle a fait savoir qu'elle était disposée à désigner des conciliateurs sociaux pour sortir du conflit, mais qu'avant tout, les préavis de grève devaient être levés. Le maintien de la grève signifie qu'il n'y a pas eu de conciliateurs, et ce, en dépit du geste des ailes néerlandophones des syndicats.

La grève permettra-t-elle une certaine avancée dans ce difficile dossier ?

"On obtient rien en étant dans la rue, on l'obtient en étant autour de la table."

Lorsqu'on sait que 400€ par an par contribuable prenant ou non le train est prélevé pour la SNCB, on est en droit d'espérer que les deux partis se remettent à discuter et aboutisse à un accord au plus vite.











mardi 5 janvier 2016

Je m'adresse à la presse qui se presse s'empresse et opresse.

Journal papier, télévisé, radio ou web semblent se définir par une seule et simple ambition matérielle et publicitaire. L'argent n'est-il pas le nerf de la guerre politique ? Est-ce un hasard si les informations tiennent une si grande place dans nos préoccupations journalières ?

C'est l'argent qui régit notre monde. Le capitalisme l'emporte de loin sur l'intérêt de l'article. Rien n'est plus porteur qu'une crise politique, qu'un cataclysme, qu'un odieux meurtre, qu'un record débile, que deux but à rien ou que sais-je encore. Le peuple est avide de nouvelles qui souvent sont répétitives et n'ont donc de nouvelles que le nom. La manne d'actualités est inépuisable et souvent plus que pertinentes, c'est la façon de le raconter qui en fait le succès. Et comme tout ne peut pas intéresser tout le monde, une habile division des centres d'intérêt est opérée. Les trois principaux étant les actualités, le sport et les peoples. Cependant, celui qui ne s'intéresse pas à l'actualité trouvera son bonheur dans un résultat sportif, un geste magnifique ou une fesse voluptueuse.

Là où le bas blesse, c'est lorsqu'on nous fabrique un scoop à l'aide de trois bouts de ficelle. Ce qui me chagrine, c'est lorsqu'on fonde un article sur une indiscrétion faite à un inconnu qui pense l'avoir obtenu d'une source proche de l'enquête. Et tout ces oubliés de l'histoire de la musique, du sport ou du cinéma qui deviennent l'instant d'une semaine des icônes disparus et attristent ces pleureuses accoudées aux comptoirs des bistrots une Pils à la main durant quelques soirées.

Fini, donc la presse d'information, souvent militante, honnête et travailleuse. Place à l'arnaque organisée, privilégiant nos bas instincts pour un profit immédiat. Boulettes et maladresses côtoient désormais des postérieurs de sportifs et de minettes à 2 balles qui rapportent des liasses à des agences qui organisent nos journaux en grand professionnels de la finance.

lundi 4 janvier 2016

Dictionnaire des mots et formules utilisées en politique belge.

Conseil d'état : 

Dumping : Le terme "dumping" désigne des pratiques commerciales contraire à l'esprit de concurrence. 

KERN :  C'est le conseil ministériel restreint belge qui réunit autour du Premier ministre  les vice-Premiers ministres du gouvernement. Le comité peut être étendu à d'autres ministres ou secrétaires d'État en fonction des affaires à traiter.

Sans-papiers : 

Task Force : .La" task force" est une forme d'organisation temporaire créée pour exécuter une tâche ou une activité donnée. On pourrait le traduire par "force opérationnelle" , la formule étant à l'origine militaire, elle a été reprise plus tard dans certaine entreprise et le gouvernement Wallon l'a utilisé lors du licenciement collectif annoncé par Arcelor Mittal en (2011). Je fais parti de ceux qui pensent que c'est l'occasion de faire plaisir aux "copains" et de distribuer l'argent de l'état, et donc du contribuable pour des enquêtes bidons. Finalement, l'absence de résultat des différentes task force semble nous donner raison.

samedi 2 janvier 2016

Bilan 2015

Oyez bonnes gens!

 Gouvernement, syndicats, COP21, organismes, théâtres, cinémas, salles de spectacles tirent le bilan d'une année difficile, mais que chacun qualifie de bonne. Tous s'emploient à exposer des chiffres éloquents, positifs et optimistes.  Chacun oublie les mensonges, les erreurs, les aveuglements, les tricheries, les mascarades écoulées.

 Dans toute hiérarchie, il semble que dans les hautes sphères l'indélicatesse des chiffres interprétés de façon avantageuse soit de mise. Il est de notoriété publique qu'aux chiffres, on  fait dire ce que l'on veut et partout on use et abuse de tableaux, graphiques et bilans. Après, leur présentation est une question de communication. On se compare à d'autres ou à des années précédentes, on occulte des parties, on explique que la réorganisation passée commence à porter ses fruits. On se justifie à forces de mots et de dessins. On affiche un sourire carnassier face à une assistance immobile et indifférente. Personne pour se lever le point levé hurlant aux mensonges, ni même pour questionner sur les omissions, les non-dits.

 Les bilans devraient être révélateur, mais la communication bien faite cache, le plus souvent, toutes les horreurs prévisibles d'une mauvaise année à venir. Les vœux aseptisés remplacent les signaux d'alertes qui devraient clignoter devant nos yeux horrifiés. Nous restons aveugle face aux évidences cachée, nous satisfaisant de l'optimisme feint venant d'en haut et c'est de là, de ces cimes que nous tomberons plus tard, découvrant trop tard les vérités qu'un bel emballage de fête aura suffit à nous cacher.

 Oyez donc, bonnes gens, mais avec plus de discernement.

Ils n'y vivent pas! Radions les!

 En voilà un beau sujet qui ravira les yeux du lecteur attentif et qui alimentera les conversations des longues soirées alcoolisées. L'injustice, quand elle est dévoilée, suscite de belles joutes verbales sonores et enflammées. Les hommes haussent la voix et les dames augmentent les aiguës. On se coupe la parole, on se met en avant, on surenchérit comme dans les télé-achats.

 La fraude, mot maudit, qui irrite le quidam et fait rougir le sanguin jusqu'aux oreilles, est l'un des fléau de notre société. Elles sont nombreuses et se multiplient sans cesse, preuve que l’imagination du resquilleur ne tari jamais. Le SDF, le sans-papier, l'étranger, le chômeur, l'indépendant, la petite et la grosse entreprise, le diamantaire, le multimillionnaire et la multinationale, tous sont suspect. Les grands commis de l'état ne sont pas seul à chercher à débusquer les tricheurs. Ils sont épaulé par les médias et quelques fois par la dénonciation de l'honnête citoyen outré du comportement incivique du fraudeur.

 De tout les comportements malhonnêtes qui gangrènent notre société, j'aimerais en épingler un particulièrement: la fraude à la domiciliation. C'est un grand classique, je l'admet, mais, comme pour les mensonges, c'est le plus évident qui passe le mieux. Nos élus promettent des enquêtes de grandes envergures faites par nos vaillants fonctionnaires zélés. Les chiffres semblent leur donner raison, d'ailleurs. En 2013, l'Office National de l'Emploi a constaté 8.379 cas litigieux, soit deux fois plus que l'année précédente. Le travail diligent des inspecteurs a permis de récupérer 33 millions d'euros. Les chiffres m'ennuient, mais ils sont utiles pour démontrer à quel point le problème est pris au sérieux par les autorités, bien que le montant récupéré me laisse perplexe au regard des sommes détournées par d'autres. On dit que la fraude fiscale en Belgique pèse entre 5 et 6% du Produit Intérieur Brut (PIB). Cela représente entre 16 et 20 milliards*.

 Est-ce alors le côté immoral de la fraude qui rend nos élus aussi ardent? Je le comprends et je le soutiens pour certains qui n'ont absolument pas besoin de ces allocations, ces cumulateurs de travail au noir et d'allocations ou ses cohabitants nullement dans le besoin qui s'approprient les allocations comme argent de poche. Pour d'autres, en revanche, la fraude à la domiciliation, car c'est bien d'elle dont nous parlons, devient le seul moyen d'exister socialement car l'état pénalise ceux qui vivent ensemble. C'est le risque à prendre pour subsister, tant le cohabitant est purgé de toute ressource. Il y a une limite en deçà de laquelle vivre décemment devient pratiquement impossible. la tentation devient alors si grande que certain prennent le risque et passent le cap fatidique et deviennent de fait des fraudeurs. Rappelons ici, pour les distraits que la définition du fraudeur est la personne qui fraude et que les synonymes sont resquilleur, voleur, tricheur et trompeur. J'insiste maintenant et avec force sur le fait que je n’adhère pas du tout à la tricherie. Je comprends que cela soit punissable, même si je regrette que cela touche quelques fois des personnes qui pour échapper à la précarité n'ont trouvé que cette vile solution. 

Ces quatre paragraphes terminés, je pourrais m'atteler à une conclusion pleine d'empathie pour certains et haineuse pour d'autres. Mais je n'ai pas cheminé autant pour parler de quelque bougres dont le petit larcin sociale à été réprimandé. Ce chemin, je l'ai fait pour poser crûment la question suivante. Où est la justice si nos élus ne subissent pas la même punition pour un délit équivalent? N'ont-ils pas droit ,eux aussi, à l'agent de quartier, au contrôle de leur facture d'eau de gaz et d’électricité? Je ne suis pas là pour faire le procès à charge de l'un ou de l'autre, mais j'ai glané ça et la quelques noms, quelques témoignages via les biens pratiques moteurs de recherche du web. J'ai lu que quelques petits élus sont tombés. L'un d'eux parce qu'il habitait à moins de 200 mètres de la commune qui l'a plébiscité. Aussi je m'interroge sur l'apparente impunité de politicien bien en vue dans notre pays.





*Etude réalisée par le Département d'Economie Appliquée de l'Université Libre de Bruxelles, pour la FGTB en 2010