vendredi 23 octobre 2020

Les Pignoufs.

 Quand je vois que certains pignoufs sont toujours sans masques pour venir chercher leur enfant à l'école, je doute de la spontanéité civique de mes contemporains.

Ce matin, j'étais à l'ouverture de la grande surface de mon quartier. Je n'ai vu personne se désinfecter les mains. Personne n'a nettoyé son chariot. les masques se portaient le plus souvent sous le nez. Triste réalité d'une Wallonie qui voit grandir une pandémie sans réagir.

mardi 23 octobre 2018

samedi 20 octobre 2018

La politique d'un extrême à l'autre.

L'idée que la montée des partis extrémistes en Europe est due à la disparition progressive d'un clivage net entre politiques de droite et politiques de gauche, n'est pas neuve. Cependant, cette théorie est remise en avant assez souvent pour expliquer le renversement de tendances brusques qui intervient lors des différents scrutins européens.



L'observateur avisé remarquera sans peine, qu'indiscutablement, la politique, comme le citoyen lambda, a perdu beaucoup de crédibilité à mal utiliser les réseaux sociaux. Parce qu'une phrase, un geste peuvent être jeté en pâture sur ceux-ci et torpiller le long travail idéologique d'un parti. Parce que ce qui est dit aujourd'hui peut être retrouvé plus tard et nous desservir. Parce qu'on ne se relit pas et qu'on réagit instinctivement, expriment des sentiments personnels qui n'ont pas eu le temps d'être tempérés par une réflexion plus approfondie. Parce que pour d'innombrables raisons qui affaiblissent la ligne de conduite tracée par le parti qui doit recadrer continuellement ceux qui s'écartent du droit chemin, on les oblige à lisser leurs principes fondamentaux.



Finalement, les changements de majorités incessants, même s'ils mettent en place des politiques différentes, ne provoquent pas de changements importants. C'est d'autant plus vrai qu'une avancée proposée, puis établie par l'un se retrouve supprimée ou modifiée par l'autre. Seuls les spécialistes s'y retrouvent, mais le plus grand nombre s'y perd et n'arrive plus à faire la part des choses. En fin de compte, si le sentiment d'être floué est prédominant, on l'impute à l'un ou à l'autre ou même aux deux, puisque chacun se défend d'être à l'origine du mécontentement.




Dans cet imbroglio permanent digne des beaux vaudevilles d'autrefois, la tentation est forte d'essayer les solutions qui se dégagent des nouveaux gourous politiques ici, trop à droite ou là, trop à gauche. Ils entretiennent adroitement le mystère sur leurs réelles capacités à gouverner avec de savantes vantardises et de sournoises critiques. Mais, aux rares villes, régions ou pays qui leur ont apporté le pouvoir, la confiance s'est souvent vu très mal récompensée. Faire table rase du passé est impossible et le changement s'avère long et semé d’embûches. Les promesses ne sont pas tenues ou tardent énormément. Quelques fois, ils reconnaissent même leur impuissance à imposer leurs idées et font une stratégique marche arrière. Pour l'instant, on cache stratégiquement ces échecs derrière une propagande et quelques coups d'éclat. Mais l'aveuglement sera de courte durée.



Nous reviendrons donc, fort probablement, au clivage historique droite-gauche, seulement et seulement si les partis disciplinent leurs membres et leurs élus en proposant une pensée directrice unique et en évitant qu'il y ai autant de courants qu'il n'y a de membres. Il faut un discours clair, des idées, qui à défaut d'être simples, sont compréhensibles de tous et une adhésion totale de toutes et tous au programme commun. Alors, seulement, on pourra rétablir une confiance, certes fragile, surtout au début. 

lundi 31 octobre 2016

Les gentilles menaces.

C'est tellement cela la politique. Je dis ... en l'occurrence, cette fois-ci, que les Wallons se sont fait menacer. Vilaine chose que la menace et surtout, tellement éloigné de la démocratie vantée dans toute la Communauté européenne. Qui plus est, lorsque c'est à l'encontre d' une minorité wallonne qui était seule à défendre ses petites entreprises. La question est donc immédiate et sans détour : la Wallonie peuplée d'intrépides anciens gaulois, est-elle seule à se soucier de ses agriculteurs et ses petites entreprises ? Quid du courage des autres pays et régions ?


Finalement, pauvres pommes incultes que nous sommes, celui même qui a révélé au monde entier les menaces qui ont pesées sur notre belle petite région francophone nous explique qu'elles étaient diplomatiques. Le diplomate étant, de fait, une personne qui menace de façon si sournoise que seule un politique aguerrie wallon peut le deviner. La diplomatie, c'est une violence ouatée. C'est frapper avec des fleurs sans épine. Si bien, qu'à la fin, on ne sait si c'est le politique qui ment ou un diplomate sournois et violent qui, à l' abri de tous les regards et oreilles du monde a oser menacer à mots couverts, dans un langage connu de peu un politicien de premier plan élu démocratiquement par une infime minorité d'une petite communauté francophone d'un petit pays membre d'UE.


Saurons-nous un jour percer ce mystère qui prendra, j'en suis certain, une place honorable dans l'histoire ? Probablement pas, car nous ne parlons pas la langue de bois.

samedi 22 octobre 2016

CETA faute !

 Plus que tout dans cette affaire pseudo politique, ce sont les motivations qui pourraient me déranger. Certes, nos agriculteurs voyaient d'un mauvais œil ce traité et de nombreux reproches existaient, mais je subodore une manœuvre politique du parlement Wallon pour affaiblir la majorité gouvernementale grâce à la paralysie dégagée par ce refus. Voilà donc, comment d'obscure politiciens, invisibles depuis des lustres, pensent pouvoir se mettre en valeur. Voilà comment de tristes figures de la politique belge (et il y en a bien d'autres, croient pouvoir sortir de l'hombre et se donner l'image de décideurs, alors qu'ils ne sont en fait que des bloqueurs et pour de mauvaises raisons. Et, n'oublions pas que cette attitudes immature lance un énième débat communautaire, car de l'autre côté de la frontière linguistique, les reproches pleuvent.

 Le problème, c'est que, si des querelles internes à notre pays, viennent perturber toute la Communauté Européenne, il faut imaginer les prochaines conséquences et prévoir l'accueil, si le résultat des prochaines élections aboutissaient à une majorité de gauche.

 Aussi, je me demande si cette vision à court terme de nos dirigeants wallon n'aura pas de lourdes conséquences pour notre pays plus tard. Nos exportations, par exemples, n'en souffriront-elles pas? La difficulté pour y voir clair, c'est comprendre si les arguments invoqués par Magnette & Co sont honnêtes ou juste empruntés aux opposants au CETA.

 j'ai des doutes !!!

dimanche 7 février 2016

La corruption au sein de la fonction publique belge s'élève à 4 milliards d'euros par an.

La corruption au sein de la fonction publique belge s'élève à 4 milliards d'euros par an. Ce petit article d'une douzaine de lignes sur le site de RTL n'a siccité aucun commentaire. Pourtant, deux choses m'ont sauté aux yeux. En premier, je suis interpellé par l'énormité du chiffre, au point de vérifier, en second, qu'il s'agit bien de notre petit pays. Et c'est le cas !

Le montant est confirmé par Paul Meulemans, commissaire à l'Office Central pour la Répression de la Corruption (OCRC).L'OCRC est une entité de la Direction centrale de la lutte contre la criminalité grave et organisée. En 1998, l'OCRC fut intégré au sein de la Police judiciaire. Il est dépourvu de compétences administratives, ses membres ne pouvant effectuer que des enquêtes judiciaires. Ce sont des membres de la police fédérale.

Mais comment ces enquêteurs (chevronnés) peuvent-ils laisser passer à travers les mailles du filet de la justice autant d'argent et autant de fonctionnaires corrompus. Le phénomène n'est pas nouveau, puisqu'il est en recul depuis plusieurs années et l'OCRC a historiquement été créé en 1910. Pourquoi, chaque année y a-t 'il autant d'argent et autant de personne circulant dans le monde de la corruption en toute impunité. Comment font autant de personnes pour passer inaperçues face à des enquêteurs chevronnés.

Car les chiffres sont impressionnants. Si je divise 4 Mlds par le nombre des effectifs de la fonction publique estimé à maximum 900.000, on obtient obtient un chiffre de 4444 € par personne et par an. Cela, évidemment, ne serait vrais que si chaque fonctionnaire était corrompu. Hors, on sait que ce n'est pas le cas, loin de là. Cependant, dans certains secteurs sensibles, on estime, qu'à terme, une personne sur trois se rendra coupable de fraude. Il y a là, matière à travailler pour l'OCRC.

Rappelons ceci : les fonctionnaires ont une obligation générale de loyauté, de consciences et d'intégrité dans l'exécution de leurs missions. Ils doivent respecter les lois et règlements et obéir à leurs supérieurs dans la limite fixée par les textes légaux et réglementaires, et a contrario désobéir aux ordres illégaux. Ils doivent en particulier se soumettre aux règles de fonctionnement de leur service, en particulier les horaires de travail. À l'égard des citoyens, ils doivent les traiter avec égalité, et il leur interdit de recevoir des cadeaux ou gratifications à raison de l'exercice de leurs fonctions. Ils doivent contribuer à la publicité de l'administration dans les limites fixées par la loi.

Devant se consacrer entièrement à leurs fonctions, ils doivent éviter tout conflit d'intérêts et se déporter si nécessaire. Ils ne peuvent par ailleurs exercer d'autre activité rémunérée, publique ou privée, sauf à obtenir une autorisation de cumul*.

Certains fonctionnaires peuvent ainsi engranger illégalement jusqu'à 2.000 euros par mois, estime Paul Meulemans, qui craint que la lutte contre cette corruption à petite échelle ne soit plus menée avec la assez d'intensité.

C'est bon de rappeler aussi que OCRCl' est une entité de la Direction centrale de la lutte contre la criminalité grave et organisée et qu'en tant que telle, nous attendons des résultats réguliers et significatifs. Car aux vues des chiffres annoncés et indiqués conforme, il semble au petit citoyen que nous sommes que nous sommes en droit d'espérer plus de résultats.

*D. Batselé, T. Mortier, M. Scarcez, Manuel de droit administratif, nos 474+485-486.



mercredi 3 février 2016

L'argent appelle l'argent.


"Les riches s'entourent de riches, parce que l'argent appelle l'argent". Cette phrase, je l'ai lue il y a 35 ans. Je ne suis pas matérialiste et je l'ai sortie de ma mémoire durant plus d'un quart de siècle. Ce sont les différents scandales économiques et bancaires qui, peu à peu, l'ont fait ressurgir, soulevant cette question : "comment certaines fortunes osent-elles vivre au dépens de tant de citoyens pauvres."

Sont-ils à ce point égoïste ou sont-ils, tout simplement aveugle ? La situation me semble parfois si critique que je m'étonne de ne pas voir plus souvent des rebellions. Allons-nous au-devant d'une nouvelle révolution ? Sommes-nous sur le point de vivre nos premiers attentats contre l'économie ? Comment peut-on museler autant d'individus vivant dans la précarité au profit de quelques autres vivant dans l'opulence ? N'y a-t-il vraiment aucune façon de contraindre ceux qui vivent dans l'outrance et la surabondance à plus de partage ?

Ces nombreuses questions deviennent de plus en plus légitimes, car une classe sociale, une minorité, continue à ne pas contribuer à la solidarité qui devrait tous nous unir. Les banques, les politiques, les patrons sont devenus les décideurs de la planète entière. Chaque élection porte au pouvoir des fervents défenseurs de l'inégalité salariale. Chaque gouvernement appauvrit la base au profit d'une petite élite. Chaque année, le fossé se creuse entre les riches et les pauvres. Nos dirigeants travaillent à préserver ce fragile équilibre entre la révolte larvée qui nous envahit et une probable mutinerie prochaine. Certes, tout est encore latent. Les quelques voix qui se sont élevées contre les inégalités se sont tues, une à une, muselée par l'autorité mise en place pour soutenir l'idée que nous avançons vers un monde meilleur. On organise une confusion générale en désignant de faux coupables et en sacrifiant quelques pions peu utiles dans le grand jeu de l'économie mondiale. Des anonymes se cachent derrière le nom des sociétés florissantes et dans des tours d'ivoire aux palissades infranchissable de sorte qu'on ne puisse pas les accuser personnellement si un scandale n'était pas étouffé. On attire hypocritement notre attention ailleurs, vers d'autre danger, pour que la pression se relâche lorsque cela est nécessaire. En un mot, on nous manipule.

Ce blog est neuf et donc encore mal documenté, mais je sais déjà que dans l'avenir, j'aurai à cœur de dénoncer l'évasion fiscale, les scandales bancaires, les paradis fiscaux et toutes les décisions politiques qui visent à préserver l'injustice et le déséquilibre des richesses entres les hommes.