L'idée que la montée des partis extrémistes en Europe est due à la disparition progressive d'un clivage net entre politiques de droite et politiques de gauche, n'est pas neuve. Cependant, cette théorie est remise en avant assez souvent pour expliquer le renversement de tendances brusques qui intervient lors des différents scrutins européens.
L'observateur avisé remarquera sans peine, qu'indiscutablement, la politique, comme le citoyen lambda, a perdu beaucoup de crédibilité à mal utiliser les réseaux sociaux. Parce qu'une phrase, un geste peuvent être jeté en pâture sur ceux-ci et torpiller le long travail idéologique d'un parti. Parce que ce qui est dit aujourd'hui peut être retrouvé plus tard et nous desservir. Parce qu'on ne se relit pas et qu'on réagit instinctivement, expriment des sentiments personnels qui n'ont pas eu le temps d'être tempérés par une réflexion plus approfondie. Parce que pour d'innombrables raisons qui affaiblissent la ligne de conduite tracée par le parti qui doit recadrer continuellement ceux qui s'écartent du droit chemin, on les oblige à lisser leurs principes fondamentaux.
Finalement, les changements de majorités incessants, même s'ils mettent en place des politiques différentes, ne provoquent pas de changements importants. C'est d'autant plus vrai qu'une avancée proposée, puis établie par l'un se retrouve supprimée ou modifiée par l'autre. Seuls les spécialistes s'y retrouvent, mais le plus grand nombre s'y perd et n'arrive plus à faire la part des choses. En fin de compte, si le sentiment d'être floué est prédominant, on l'impute à l'un ou à l'autre ou même aux deux, puisque chacun se défend d'être à l'origine du mécontentement.
Dans cet imbroglio permanent digne des beaux vaudevilles d'autrefois, la tentation est forte d'essayer les solutions qui se dégagent des nouveaux gourous politiques ici, trop à droite ou là, trop à gauche. Ils entretiennent adroitement le mystère sur leurs réelles capacités à gouverner avec de savantes vantardises et de sournoises critiques. Mais, aux rares villes, régions ou pays qui leur ont apporté le pouvoir, la confiance s'est souvent vu très mal récompensée. Faire table rase du passé est impossible et le changement s'avère long et semé d’embûches. Les promesses ne sont pas tenues ou tardent énormément. Quelques fois, ils reconnaissent même leur impuissance à imposer leurs idées et font une stratégique marche arrière. Pour l'instant, on cache stratégiquement ces échecs derrière une propagande et quelques coups d'éclat. Mais l'aveuglement sera de courte durée.
Nous reviendrons donc, fort probablement, au clivage historique droite-gauche, seulement et seulement si les partis disciplinent leurs membres et leurs élus en proposant une pensée directrice unique et en évitant qu'il y ai autant de courants qu'il n'y a de membres. Il faut un discours clair, des idées, qui à défaut d'être simples, sont compréhensibles de tous et une adhésion totale de toutes et tous au programme commun. Alors, seulement, on pourra rétablir une confiance, certes fragile, surtout au début.
L'observateur avisé remarquera sans peine, qu'indiscutablement, la politique, comme le citoyen lambda, a perdu beaucoup de crédibilité à mal utiliser les réseaux sociaux. Parce qu'une phrase, un geste peuvent être jeté en pâture sur ceux-ci et torpiller le long travail idéologique d'un parti. Parce que ce qui est dit aujourd'hui peut être retrouvé plus tard et nous desservir. Parce qu'on ne se relit pas et qu'on réagit instinctivement, expriment des sentiments personnels qui n'ont pas eu le temps d'être tempérés par une réflexion plus approfondie. Parce que pour d'innombrables raisons qui affaiblissent la ligne de conduite tracée par le parti qui doit recadrer continuellement ceux qui s'écartent du droit chemin, on les oblige à lisser leurs principes fondamentaux.
Finalement, les changements de majorités incessants, même s'ils mettent en place des politiques différentes, ne provoquent pas de changements importants. C'est d'autant plus vrai qu'une avancée proposée, puis établie par l'un se retrouve supprimée ou modifiée par l'autre. Seuls les spécialistes s'y retrouvent, mais le plus grand nombre s'y perd et n'arrive plus à faire la part des choses. En fin de compte, si le sentiment d'être floué est prédominant, on l'impute à l'un ou à l'autre ou même aux deux, puisque chacun se défend d'être à l'origine du mécontentement.
Dans cet imbroglio permanent digne des beaux vaudevilles d'autrefois, la tentation est forte d'essayer les solutions qui se dégagent des nouveaux gourous politiques ici, trop à droite ou là, trop à gauche. Ils entretiennent adroitement le mystère sur leurs réelles capacités à gouverner avec de savantes vantardises et de sournoises critiques. Mais, aux rares villes, régions ou pays qui leur ont apporté le pouvoir, la confiance s'est souvent vu très mal récompensée. Faire table rase du passé est impossible et le changement s'avère long et semé d’embûches. Les promesses ne sont pas tenues ou tardent énormément. Quelques fois, ils reconnaissent même leur impuissance à imposer leurs idées et font une stratégique marche arrière. Pour l'instant, on cache stratégiquement ces échecs derrière une propagande et quelques coups d'éclat. Mais l'aveuglement sera de courte durée.
Nous reviendrons donc, fort probablement, au clivage historique droite-gauche, seulement et seulement si les partis disciplinent leurs membres et leurs élus en proposant une pensée directrice unique et en évitant qu'il y ai autant de courants qu'il n'y a de membres. Il faut un discours clair, des idées, qui à défaut d'être simples, sont compréhensibles de tous et une adhésion totale de toutes et tous au programme commun. Alors, seulement, on pourra rétablir une confiance, certes fragile, surtout au début.
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