mercredi 3 février 2016

L'argent appelle l'argent.


"Les riches s'entourent de riches, parce que l'argent appelle l'argent". Cette phrase, je l'ai lue il y a 35 ans. Je ne suis pas matérialiste et je l'ai sortie de ma mémoire durant plus d'un quart de siècle. Ce sont les différents scandales économiques et bancaires qui, peu à peu, l'ont fait ressurgir, soulevant cette question : "comment certaines fortunes osent-elles vivre au dépens de tant de citoyens pauvres."

Sont-ils à ce point égoïste ou sont-ils, tout simplement aveugle ? La situation me semble parfois si critique que je m'étonne de ne pas voir plus souvent des rebellions. Allons-nous au-devant d'une nouvelle révolution ? Sommes-nous sur le point de vivre nos premiers attentats contre l'économie ? Comment peut-on museler autant d'individus vivant dans la précarité au profit de quelques autres vivant dans l'opulence ? N'y a-t-il vraiment aucune façon de contraindre ceux qui vivent dans l'outrance et la surabondance à plus de partage ?

Ces nombreuses questions deviennent de plus en plus légitimes, car une classe sociale, une minorité, continue à ne pas contribuer à la solidarité qui devrait tous nous unir. Les banques, les politiques, les patrons sont devenus les décideurs de la planète entière. Chaque élection porte au pouvoir des fervents défenseurs de l'inégalité salariale. Chaque gouvernement appauvrit la base au profit d'une petite élite. Chaque année, le fossé se creuse entre les riches et les pauvres. Nos dirigeants travaillent à préserver ce fragile équilibre entre la révolte larvée qui nous envahit et une probable mutinerie prochaine. Certes, tout est encore latent. Les quelques voix qui se sont élevées contre les inégalités se sont tues, une à une, muselée par l'autorité mise en place pour soutenir l'idée que nous avançons vers un monde meilleur. On organise une confusion générale en désignant de faux coupables et en sacrifiant quelques pions peu utiles dans le grand jeu de l'économie mondiale. Des anonymes se cachent derrière le nom des sociétés florissantes et dans des tours d'ivoire aux palissades infranchissable de sorte qu'on ne puisse pas les accuser personnellement si un scandale n'était pas étouffé. On attire hypocritement notre attention ailleurs, vers d'autre danger, pour que la pression se relâche lorsque cela est nécessaire. En un mot, on nous manipule.

Ce blog est neuf et donc encore mal documenté, mais je sais déjà que dans l'avenir, j'aurai à cœur de dénoncer l'évasion fiscale, les scandales bancaires, les paradis fiscaux et toutes les décisions politiques qui visent à préserver l'injustice et le déséquilibre des richesses entres les hommes.


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