mardi 19 janvier 2016
Donald Trump, Donald Trompe.
Je me sens obligé de renier mes principes et ma foi. Je tourne le dos à ma morale et je refuse de voir tous les signaux d'alerte qui m'exhortent à ne pas publier cet article. Moi, en créant ce blog, je voulais ne jamais faire l' apologie du mal, de la violence, du racisme, de l'intolérance. Aussi, aujourd'hui, avant de me lancer dans l'élaboration de l'article, je voudrais souligner qu'en aucun cas, je ne m'associe aux idées véhiculées par la personne qui fera l'objet de mes écrits.
DONALD TRUMP
Ce monsieur, improbable candidat aux élections présidentielles américaines, attire tous les regards depuis 2015 et pour des raisons plutôt équivoques.
Aux regards de certains, il est le mal personnifié. Il est l'extrême droite américaine. Il est une source d'écœurement. Il est, tout simplement fou. Mais il est aussi celui qui domine largement les intentions de vote pour la course à la maison blanche chez les Républicains avec, au moment où j'écris 31 % des intentions alors que son plus proche adversaire doit se contenter de 19% .
Son secret : la presse et les médias. Oui, de façon intuitive ou raisonnée, Donald Trump se sert de ce que l'on a coutume d'appeler le 4 me pouvoir. En réalité, c'est bien plus que cela. Les trois premiers pouvoirs étant le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, soit l'état, la presse et les médias seraient le second pouvoir ou même le contre-pouvoir parfait. Hors, comme dans tout pouvoir, osons l'avouer, une partie au moins est corrompue, même si c'est de façon insidieuse. Actuellement, la presse a besoin de la publicité autant que la publicité a besoin des médias. Ainsi, sont-ils prêts à vendre ne fut-ce qu'en partie, leur âme à cet homme qui revendique un discours « politiquement incorrect », notamment sur l'immigration.
Aller de polémique en polémique fait visiblement recette dans la course à l'investiture républicaine.
Provocations en cascade, moqueries et controverses : on ne compte plus les sorties remarquées de Donald Trump. Cet homme semble n'avoir aucune barrière morale. Il se moque, il injurie, il menace, il est arrogant, suffisant, déroutant, n'a aucun tabou. Il est tout sauf un candidat à l'investiture conventionnel.
Qui, avant lui aurait osé faire de telles propositions : construire un mur entre le Mexique et les USA et obliger l'autre pays à financer son projet sous peine de sanction, interdire l'accès au territoire des Etats-Unis aux musulmans, y compris les touristes, mettre en cause l'idée du changement climatique, et déclarer que c'est "un canular total ", s'en moquant même en disant : " Il fait froid et il neige à New York. Nous avons besoin du réchauffement climatique ! ", se déclarer favorable à la torture contre les djihadistes en affirmant " Croyez-moi, ça marche, et vous savez quoi ? Si ça ne marche pas, ils le méritent quand même. "? Qui ?
Qui avant lui a osé être si virulent envers ses opposants qu'ils soient politiciens ou journalistes, en proclamant à propos de John McCaine " Ce n’est pas un héros de guerre. C’est un héros parce qu’il a été fait prisonnier. Je préfère les gens qui n’ont pas été faits prisonniers, désolé ". Qui ose dire Qu'Hillary Clinton n'a pas su satisfaire son mari et qu'elle sera donc incapable de satisfaire l'Amérique.
Je pourrais continuer longtemps, car la liste d'exemples de dérapages verbaux et de langage indécent est longue comme un bras. L'homme se conduit comme un caïd dans une cour de récréation. C'est son aplomb et sa suffisance qui le rendent dangereux. La presse se régale de ces écarts de conduite et permet à ce sinistre monsieur d'être, dans l'histoire récente des campagnes de primaires pour l'élection présidentielle aux USA, le candidat en position de favori des sondages ayant le moins dépensé d'argent pendant les six premiers mois.
Il faut maintenant dégager la responsabilité des médias. Certes, il est très tentant de faire le buzz avec les frasques d'un candidat atypique, mais cela se fait au détriment d'autres qui, ne fusse que pour des raisons morales, mériteraient un intérêt plus marqué. Cette presse, si libertine, cachée derrière son droit à l'information, ne joue-t-elle pas avec le feu, au risque de ne plus savoir maîtriser l'incendie qu'elle déclenche ? Ne verra-t-on pas un jour, le candidat facétieux avec les pleins pouvoirs à la tête de la première puissance militaire mondiale ? Voilà les questions que je suis en droit de me poser.
Pourtant, de l'autre côté de l'atlantique, ce candidat semble paraître moins fantasque que vu d'ici. Il semble que le traitement qu'il reçoit soit beaucoup plus modéré et intelligent. Peut-être parce que là-bas se dessine l'avenir d'une nation et qu'ici, cela fait des articles à sensation, mais avec peu d'influence sur notre avenir.
Ainsi, encore une fois, il faut avoir un sens de l'analyse objective et dégager des vérités dans le flot de titres racoleur. Prendre soin de trier le vrai du faux. Et ne pas croire aveuglement ce que l'on tente de nous faire croire...
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