C'est l'argent qui régit notre monde. Le capitalisme l'emporte de loin sur l'intérêt de l'article. Rien n'est plus porteur qu'une crise politique, qu'un cataclysme, qu'un odieux meurtre, qu'un record débile, que deux but à rien ou que sais-je encore. Le peuple est avide de nouvelles qui souvent sont répétitives et n'ont donc de nouvelles que le nom. La manne d'actualités est inépuisable et souvent plus que pertinentes, c'est la façon de le raconter qui en fait le succès. Et comme tout ne peut pas intéresser tout le monde, une habile division des centres d'intérêt est opérée. Les trois principaux étant les actualités, le sport et les peoples. Cependant, celui qui ne s'intéresse pas à l'actualité trouvera son bonheur dans un résultat sportif, un geste magnifique ou une fesse voluptueuse.
Là où le bas blesse, c'est lorsqu'on nous fabrique un scoop à l'aide de trois bouts de ficelle. Ce qui me chagrine, c'est lorsqu'on fonde un article sur une indiscrétion faite à un inconnu qui pense l'avoir obtenu d'une source proche de l'enquête. Et tout ces oubliés de l'histoire de la musique, du sport ou du cinéma qui deviennent l'instant d'une semaine des icônes disparus et attristent ces pleureuses accoudées aux comptoirs des bistrots une Pils à la main durant quelques soirées.
Fini, donc la presse d'information, souvent militante, honnête et travailleuse. Place à l'arnaque organisée, privilégiant nos bas instincts pour un profit immédiat. Boulettes et maladresses côtoient désormais des postérieurs de sportifs et de minettes à 2 balles qui rapportent des liasses à des agences qui organisent nos journaux en grand professionnels de la finance.
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